PIERRE NATURELLE
Je remarque que la pierre naturelle que je travaille comporte des zones fragiles, ceci est observé pour certains blocs du gisement. Comment pouvez-vous expliquer cela ?
La première étape est de faire visiter le gisement par un géologue pour effectuer des prélèvements dans différents endroits de la carrière. Les échantillons prélevés feront l’objet d’une identification de la roche permettant la détermination des zones d’altérations et les inclusions possibles qui engendrent les défauts.
TERRE CUITE
Je dispose d’un terrain argileux au sud-est du pays et mon entourage m’encourage à investir dans une unité de briques rouges, comment je dois procéder ?
Lors du procédé de cuisson, j’ai remarqué des écaillages et des éclatements des briques, est ce que vous pouvez me donner les raisons de ces anomalies ?
L’écaillage et l’éclatement de la brique lors de la cuisson sont principalement dus à trois raisons :
- Matériau trop humide à l’entrée du four
- Argile trop compacte qui ne permet pas l’évacuation des gaz
- Montée en température trop rapide entre 20 et 500°C.
Lors du procédé de fabrication des briques en terre cuite, deux anomalies récurrentes apparaissent sur les produits :
- La première au niveau du procédé du séchage, une hétérogénéité du séchage est remarquée sur le produit avec des taches d’humidité en surface
- La deuxième au niveau de la cuisson, où des fissures apparaissent souvent sur le produit.
Quelles sont les causes probables de ces anomalies et comment y remédier ?
- La ventilation avec changement du matériel en cas de nécessité
- La ventilation des portes
- La vitesse d’air
- La température du séchage
BETON
Qu’est ce que la carbonatation ?
La carbonatation est un phénomène lent et naturel qui touche la plupart des matériaux de construction dont le liant est à base de calcium : béton de ciment, mortier de chaux, mortier bâtard, coulis de ciment, etc. Ces matériaux ont pour point commun de contenir à l’état durci de l’hydroxyde de calcium (ou portlandite) et des silicates de calcium dans des proportions dépendantes du liant utilisé. La carbonatation repose sur la pénétration du CO2 de l’atmosphère à travers le matériau et sa dissolution dans l’eau interstitielle qui tapisse les pores de la matrice cimentaire. Le CO2 ainsi dissout acidifie le milieu déclenchant la dissolution de la portlandite et des hydrates et provoquant la précipitation de carbonates de calcium.
J’aimerais connaître les différents moyens pour traiter le béton frais (BPE) qui revient en centrale ?
Pour traiter les retours de béton frais, la première méthode consiste à déverser ce béton dans un bac de décantation qui sera purgé régulièrement (les matériaux sont alors mis en décharge). La seconde consiste à délaver le béton dans une installation de recyclage. Cette méthode permet de réutiliser les granulats et l’eau, mais dans certaines conditions. Il est bien entendu possible de vidanger les toupies dans des coffrages pour constituer des blocs, voire à même le sol (si le béton est assez ferme) pour en faire des "mottes", Ces éléments seront repris dans un second temps pour être traites par concassage.
Quelles sont les causes de l’apparition des fissurations des ouvrages en béton et en béton armé sur un mur en pierre et comment y remédier ?
La fissuration des ouvrages en béton et en béton armé correspond généralement à une altération des propriétés mécaniques (application de contraintes non prévues lors du dimensionnement, choc, etc.), ou physiques du matériau (variations de température) ou chimiques (réaction des composants du béton avec des agents extérieurs créant un gonflement du matériau, par exemple les attaques sulfatiques), ou bien encore le processus de retrait du béton. La connaissance exacte de ce type de désordre doit permettre en outre d’en comprendre la cause et de définir le type de réparation à envisager. Les fissures peuvent survenir dans le béton non durci, le béton en phase de durcissement ou le béton durci. Dans le cas du béton durci, les fissures se forment lorsque les forces de traction dépassent la résistance à la traction du béton.
Une fissuration non prise en considération lors de la conception de la structure et donc non contrôlée peut provoquer des effondrements et donc provoquer des pertes humaines et des dégâts matériels.
Béton ciré : Quelle est la différence entre la base résine minérale et la base ciment ?
Le béton ciré art floor en base ciment : un prix très attractif
L’auto-lissant ciment art floor s’utilise sur du sol par zone n’excédant pas 25 à 30m². Au-delà de ces surfaces-là, le sol sera alors fractionné tous les 25m² environ pour se prémunir des risques de fissurations.
Le fractionnement peut être réalisé avec des barres de seuil à votre goût en bois ou en métal, ou par une coupe nette. Le résultat sera dans tous les cas, lisse et coloré. L’enduit ciment art floor est coloré selon votre goût (une dizaine de couleurs) pour toutes les applications possibles, surtout pour les sols, les murs et le mobilier.
Le béton ciré art floor en base résine minérale : la version innovante du béton ciré
L’auto-lissant la résine minérale a été spécialement conçu pour les sols grands formats jusqu’à 200m², équipés ou non de planchers chauffants, sans joint de fractionnement.
Ce résultat exceptionnel est possible car la résine minérale ne contient pas de ciment. Elle conduit parfaitement le chaud et/ou le froid de votre plancher chauffant et/ou rafraîchissant.
L’enduit la résine minérale assure un très large choix de couleurs (plus de 40) et une très grande facilité d’application. La matière résine garantit une matière uniforme et stable dans le temps (aucun risque de fissure).
GRANULATS
Je suis propriétaire d’une carrière de production de granulats pour construction. Nous venons de découvrir une strate constituée de roche compacte très dure de couleur noire. Cette roche peut elle être valorisée en tant que pierre de revêtement ou d’ornement ?
Pour pouvoir répondre à cette question, nous avons besoin de procéder à des essais de laboratoire pour :
- Caractériser la nature pétrologique pour savoir si la pierre peut être polie.
- Déterminer son aptitude à l’emploi à savoir sa résistance mécanique, son comportement à l’usure (abrasion Capon) et sa porosité.
CERAMIQUE
Nous avons posé des carreaux céramiques chez un client dans un local de trois niveaux. Après une certaine période les carreaux du deuxième niveau présentent une nuance uniforme plus foncée. Notre client nous a fait une réclamation et nous souhaitons connaître les causes possibles de ce phénomène ?
La première chose à faire c’est de vous procurer un échantillon des carreaux mais en cause. Ensuite vous procédez à des essais de résistance chimiques et aux tâches pour garantir auprès de votre client que ce n’est pas le carreau à mettre en cause. Ainsi on pourra approfondir les investigations par l’analyse du mortier colle utilisé pour la pose ainsi que celle du sol concerné etc.…
Comment différencier un carreau en grès poli non émaillé d’un carreau en grès émaillé ?
Le développement du grés poli soulevait le problème du comportement à la salissure. La première réponse fut de déposer une couche organique : il suffisait alors de traiter les carreaux à 500°C pour « détruire » le bon comportement à la salissure. La seconde voie consistait à déposer une très fine couche à la surface :
- Un verre
- Un fondant (sel) qui au cours de la cuisson vitrifiait d’avantage la surface.
- Une pellicule très fine de la masse des carreaux à l’état ultra broyée.
Toutes ces techniques donnent à la surface d’un carreau en grès poli non émaillé un aspect difficile à différencier de celui d’un carreau en grès émaillé. La différentiation peut s’avérer tellement difficile à faire qu’il devient nécessaire de recourir à un laboratoire spécialisé pour des tests texturaux spécifiques.
Comment faire un bon choix de revêtements céramiques ?
- Un niveau peu élevé de prestations mécaniques est exigé
- Revêtements céramiques de murs extérieurs exposés aux intempéries, d’une facilité de nettoyage parfaitement exigible, en tenant compte, dans chaque cas, du niveau de résistance aux agents chimiques en fonction de l’emplacement (pollution, zones proches de la mer) et des brusques changements de température ou les cycles de gel (on recommande les revêtements frittés–vernissés ou non vernissés).
- Elément qui se plie aux exigences architectoniques et qui permet un bon finissage grâce aux systèmes complets de plaques.
- Caractéristiques semblables aux revêtements extérieurs.
- Conditions hygiéniques et facilité de nettoyage.
- Elle exige des prestations moyennement hautes, en raison des changements de température réguliers et à cause des agents chimiques et des détergents.
- Résistance mécanique.
Bâtiments commerciaux et industriels
- Caractérisés par une intense activité ainsi qu’un haut niveau ou très haut niveau d’exposition aux actions et aux agents de nature mécanique, physique et chimique.
Equipement urbain
- Il faut tenir compte des changements de température et faire attention à la mise en place des revêtements sur des bases étanches afin d’éviter l’efflorescence et la cristallisation de sels solubles qui abîment son aspect et qui peuvent même faire écailler le vernis de la dalle.
ISOLATION THERMIQUE
Est-il préférable d’isoler les murs par l’intérieur ou par l’extérieur ?
L’isolation des murs par l’intérieur est intéressante dans le cas d’une rénovation lorsque le ravalement extérieur est en bon état.
Avantages : Absence de modification de l’aspect extérieur de la maison et coût relativement peu élevé.
Inconvénients : Mise en œuvre contraignante dans le cas de prises, canalisations, ou autres équipements à démonter. Réduction de la surface des pièces entraînant des gênes possibles. Ne permet pas de traiter tous les types de ponts thermiques. Et il y a risque de sinistre dus à la condensation.
L’isolation des murs par l’extérieur est conseillée à la conception de la maison ou dans le cadre de la rénovation lorsque les enduits extérieurs sont défectueux.
Avantages : Traitement d’un plus grand nombre de ponts thermiques. Pas de modification des surfaces habitables (dans le cas d’une réhabilitation). Protection des murs des variations climatiques. Risques de sinistres dus à la condensation réduite.
Inconvénients : Coût plus élevé que celui de l’isolation par l’intérieur et modification de l’aspect extérieur du bâti.
Quelles sont les techniques d’isolation les plus adaptées aux planchers ?
L’appréciation de la qualité thermique d’un plancher pour aider à déterminer le choix en terme d’isolation se fonde sur des critères indissociables :
- la constitution du plancher ;
- la nature des liaisons entre plancher et parois verticales adjacentes ;
- la présence et la nature d’un éventuel volume d’air sous le plancher.
Les techniques d’isolation les plus adaptées consistent à utiliser :
- des planchers béton à poutrelles et entrevous PSE (polystyrène expansé) certifiés à languettes ;
- des planchers béton à poutrelles avec isolation sous dalle flottante (pensez à intégrer le chauffage) ;
- des planchers en dalles de béton cellulaire ;
Si le plancher est sur terre-plein plusieurs techniques peuvent être choisies au cours de la construction :
- l’isolation doit être intégrée sur toute la sous-face du plancher ;
- la dalle peut être constituée d’entrevous isolants à languettes certifiés ;
- l’isolation peut être réalisée par un isolant sous dalle flottante (dans ce cas, pensez à inclure le système de chauffage dans la dalle).
Dans le cas des planchers sur terre-plein ancien, le seul moyen est de rapporter un isolant sous dalle flottante.
Si le plancher est sur vide-sanitaire ou locaux non chauffés, il est possible de compléter l’isolation par des panneaux en sous-face (fixés mécaniquement ou collés).
Si le plancher est en bois, il est également possible de réaliser un plafond suspendu isolé. La laine minérale posée en remplissage du plafond suspendu est une solution intéressante.
CERTIFICATION
Est-ce que le CETEMCO est un organisme certificateur ?
Non, le CETEMCO est un laboratoire d’évaluation de conformité des produits par rapport aux normes qui les régissent. A ce titre, il peut intervenir dans le processus de certification, à la demande de l’organisme certificateur. Cet organisme national de certification est le Ministère de l’Industrie, du commerce et des Nouvelles technologies.
La certification produit : qu’est ce que c’est ?
La certification est l’acte qui consiste à attester, après vérification, qu’un produit est conforme aux exigences prévues par les normes et qu’il offre de ce fait un niveau constant de qualité. Elle est matérialisée par l’apposition sur le produit d’une marque distinctive appelée marque de conformité délivrée par l’organisme certificateur (marque NM).
Ce certificat est délivré par le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies. Le Comité de Certification (composé par les mêmes membres que le comité de normalisation) concerné par le produit à certifier, propose au SNIMA, sur la base des résultats des essais de conformité et des visites de vérification, les modalités pratiques d’accession à la marque et donne son avis sur les décisions d’attribution, de suspension ou de retrait de celle-ci.
Les exigences techniques et organisationnelles que doit mettre en place le fabricant pour être en mesure de solliciter une certification produit, sont spécifiées dans « la circulaire de certification produit ».
Cette circulaire précise :
- Les normes de référence qui concernent le produit : les normes de spécifications techniques, d’essais, d’échantillonnage,…
- Des spécifications complémentaires concernant le contrôle en cours de production, l’organisation et le système d’assurance qualité produit.
Quels sont les avantages de la certification des Matériaux de construction ?
Pour le fabricant :
- Une position préférentielle dans un marché concurrentiel,
- Minimisation des déclassements et rebus grâce à l’autocontrôle qu’il met en place le long de son cycle de fabrication qui prévient la non-conformité avant sa production,
- Exemption de fournir des attestations de conformité aux normes grâce à l’estampille NM de certification
Pour l’entreprise de mise en œuvre :
- Une réduction des coûts de mise en œuvre due à la qualité industrielle : suppression du tri ou des réparations avant la pause,
- Une grande précision grâce aux faibles tolérances dimensionnelles,
- Une constance des performances mécaniques, thermiques, phoniques, d’étanchéité…
- Une garantie juridique grâce à la conformité des produits certifiés au règlement en vigueur,
- Une assurance de réaliser des ouvrages qui respectent les règles de l’art, ce qui concourt au développement et à la pérennité de l’entreprise.
Pour le consommateur :
- Un investissement sûr et fiable grâce à des performances techniques garanties par une certification,
- Un coût de possession d’ouvrage très réduit grâce à un soutien minimal,
- Un recours en cas de litige ou de sinistre,
- Un large choix d’une gamme de produits qui évoluent en fonction des exigences d’une construction moderne.
NORMALISATION
Est-ce que le CETEMCO intervient dans la normalisation ?
Oui, le CETEMCO est membre du comité technique de normalisation.
Qu’est ce qu’une norme ?
Une norme est un document consensuel qui définit les caractéristiques et les spécifications techniques d’un produit. Elle garantit à l’ensemble des usagers que le produit est apte à l’emploi auquel il est destiné. Elle est le résultat d’un choix collectif et raisonné en vue de servir de base d’entente pour la solution de problèmes répétitifs. C’est un équilibre entre les exigences des utilisateurs, les possibilités technologiques des producteurs, les contraintes économiques et sociales des uns et des autres et l’intérêt général auquel doivent veiller les pouvoirs publics.
Comment se procurer les normes ?
Le SNIMA (Service de Normalisation Industrielle Marocaine) est chargé de la diffusion et de la vente des normes marocaines.
Quelle est la valeur juridique de la norme ?
Les normes sont homologuées par arrêté ministériel. Leur application n’est pas obligatoire.
Cependant, les arrêtés d’homologation rendent leur application obligatoire dans les clauses, spécifications et cahiers de charges des marchés passés par l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics, ainsi que les entreprises concessionnaires d’un service public ou subventionnées par l’Etat et quand elles touchent à la sécurité ou la santé des consommateurs.
23/02/2009
Quels sont les intervenants dans la normalisation ?
Le Conseil Supérieur Interministériel de la qualité et de la Productivité (CSIQP)
Placé sous la tutelle du Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé des Affaires Economiques, il est chargé de :
- Etablir des directives à l’élaboration des programmes de normalisation
- Donner un avis sur les projets de normes avant leur homologation
- Etudier toute question relative à la normalisation
Le service de Normalisation Industrielle Marocaine (SNIMA)
Il appartient au Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies. Il est chargé de :
- Coordonner les activités des comités techniques de normalisation,
- Promouvoir la normalisation à l’échelon national,
- Représenter le Maroc auprès des organismes internationaux de normalisation.
Les Comités Techniques de Normalisation (CTN)
Ils sont institués par arrêté du ou des Ministres concernés par le produit et sont composés de :
- Collège des associations professionnelles : organisations qui représentent les fabricants et les fabricants eux même désirant bénéficier du droit d’usage de la marque NM,
- Collège des donneurs d’ordre et organisations d’acheteurs et de consommateurs,
- Collège des organismes techniques : les laboratoires d’essais et centres techniques,
- Collège des administrations publiques.
